Système Predator®

Réflexion sur l’intérêt de l’humanisation de la ciblerie d’entrainements professionnels par KST Khimaira Strategy Tactics.

L’entrainement au tir sur cibles KING GONG Predator® dans le cadre de l’utilisation professionnelle de l’armement, dans l’optique du tir de combat.

   CE DOCUMENT S'ADRESSE A UN PUBLIC PROFESSIONNEL 

Table des matières

I. Qu’est ce qui définit le tir de combat et le tir sportif ?

II. Objectivité face aux exigences professionnelles

III. Projections sur les systèmes d’entrainements « classiques »

IV. L’entrainement réaliste, réservé aux unités d’élite ?

V. Humanisation et feedback direct grâce aux cibles Predator Carton.

VI. Ajouter une 3eme Dimension à l’entrainement. Pourquoi ?

VII. Projection pratique du principe de cible Predator 3D

     I.        Qu’est ce qui définit le tir de combat et le tir sportif ?

Si on considère le geste technique comme point commun, d’autres facteurs ne le sont pas. La préparation mentale, le matériel, les distances, les positions de tir et l’environnement dans lequel s’effectue le geste représentent un bon résumé de leur différence.

Le tir sportif pourrait se caractériser ainsi : tirer une série de coups successifs sur une cible en carton à une distance bien définie en recherchant la plus petite dispersion possible, sanctionné par un score.

Le tir de combat représente l’action de détruire ou de neutraliser du matériel ou une vie humaine. Dans le cadre professionnel, cela représente la décision résultant d’une chaine complexe d’analyse, depuis la perception de la menace, la localisation, l’analyse, l’identification, la prise de décision et enfin l’action de tir. Celle-ci indique que tout a été mis en œuvre et que la solution choisi par le professionnel pour mettre fin à la menace est celle de mettre fin à une vie humaine, parce qu’aucun autre moyen n’est en mesure de résoudre la situation.

En un mot, la précision du geste sportif conduit à un classement, celle du professionnel à sa survie ou celle de son équipe, la réussite de la mission ou son échec.

Il convient alors de se poser la question de l’entrainement professionnel, et de ses similitudes avec l’entrainement sportif, mais surtout de ce qui devrait différer.

Sous des aspects au demeurant similaires, l’usage de l’arme amène à développer des techniques,  des programmes de tir, une préparation mentale complètement différente d’un usage à l’autre.

La Cible – L’objectif – La menace que l’on a décidé de détruire. Ici au cœur de la conception de l’entrainement, et de la différence principale avec le tir « récréatif », et qui doit constituer la base crédible de toute méthode efficace. 

  II.        Objectivité face aux exigences professionnelles

L’honnêteté du professionnel qui cherchait à s’améliorer constamment et ainsi ne jamais tomber dans le piège qui consiste à se reposer sur des acquis parfois fragile, doit le pousser à s’interroger sur ses capacités réelles, à un instant donné.

Tel le combattant, boxeur ou pratiquant d’art martiaux qui passerait des heures et des heures d’entrainement à frapper dans un sac qui , aussi lourd soit-il, ne lui rendra jamais de coup, le professionnel s’entrainant dans un environnement aseptisé, dans des conditions lumineuses toujours favorables, et surtout sur des cibles immobiles, placées à une hauteur toujours identique, et ayant une forme vaguementhumaine, comme pour « déresponsabiliser» le tireur de l’acte pour lequel il s’entraine, qui est celui de stopper une menace qui met en jeu la vie d’innocents, ne l’oublions pas.

Et c’est là le début de l’amateurisme qui s’immisce dans les milieux professionnels. Les menaces sont polymorphes, et surviennent dans des conditions jamais idéales, avec une luminosité dégradée, celle qui ne permettra pas de trouver son guidon alors que l’on s’est habitué à le chercher avec une lumière impeccable et un rythme cardiaque raisonnable.

Qu’en est-il alors du fait de s’entrainer en 2D sur des cibles à qui on attribue des zones létales de la taille d’une plaque de four ?

III.        Projections sur les systèmes d’entrainements « classiques »

Voici ci-contre l’exemple d’une cible d’entrainement répandu, de forme vaguement humaine, et une cible Predator, de taille exactement humaine.

Si nous prenons l’exemple de 3 coups de feu délivrés dans la « Center mass »,  ayant pour but une létalité effective la plus efficace possible.

Il s’avère que la projection de l’efficacité des coups nous met en évidence l’efficacité toute relative de ceux-ci... Surtout lorsque l’on se persuade, à force de répétition comme une méthode Coué, qu’un doublé en zone létale poitrine suffit plus que largement à mettre hors d’état de nuire une menace.

La transparence à l’échelle pour les deux cibles permet de constater le résultat et l’efficacité « supposée » de nos tirs.

Et nous ne sommes qu’au chapitre « 2D » de la conception de l’entrainement professionnel, et comme tout le monde le sait, les situations auxquelles sont confrontées les forces de l’ordres/militaires ne se limitent absolument jamais aux 2 dimensions supposées suffisantes imposées par ce genre de ciblerie.

IV.        L’entrainement réaliste, réservé aux unités d’élite ?

Face à ce constat, est-il pertinent de se conforter face à ce genre de protocoles ? Ces protocoles qui continuent à persuader nombre de professionnels du fait que 2 coups dans une zone n’ayant qu’une ressemblance lointaine avec un objectif humanoïde sont efficaces ?

Le fait est qu’il est cependant très simple de concrétiser et de remettre en situation la finalité effective de l’entrainement professionnel. Et un premier pas consiste à remplacer la ciblerie type Tors USPSA Standard par une ciblerie de type Predator Blindé ou Carton. Le concept éprouvé du tir de riposte  qui consiste à viser de manière première le « centre de gravité » de la menace afin de maximiser l’efficacité des coups délivrés, le pourcentage haut des coups atteignant leurs cibles d’une part, et l’efficacité létale des tirs dans une zone donnée d’autre part, prend ici tout son sens, les professionnels se mettant face à la situation d’une cible réellement humanoïde .

La projection des zones létales permet au tireur de prendre conscience de l’efficacité de son tir.

Il est de plus très aisé d’accroitre la difficulté et le réalisme de l’entrainement, en « habillant » les cibles de vieux T-shirts et veste, en y apposant les zones létales projetées grâce au pochoir Quartz Stencil développé en collaboration avec Khimaira Strategy & Tactics, ou encore en ajoutant la 3edimension grâce au système de bras cartons, qui permet une mise en œuvre, en plus d’être très rapide, extrêmement peu couteuse et permettant de travailler à 360° par rapport à la cible (L’entrainement ne se limite plus à un gabarit de face, la cible pouvant se présenter de flanc, dos, ¾ …etc.)

2 Cibles cote à cote. Laquelle est destinée aux professionnels selon vous?

  V.        Humanisation et feedback direct grâce aux cibles Predator Carton.

Les cibles cartons Predator assemblées grâce à l’add-on "Arms", permet en 4 coups d’agrafeuse de donner une dimension spatiale supplémentaire à vos séances d’entrainement.

Les milieux professionnels sont remplis de dictions tout fait au sens aisé à saisir tel que « entraine toi comme tu combats », et il est vrai que par projection il s’avère que l’on combattra comme l’on s’entraine.

Ci-contre la perception de la cible Predator 3D augmentée, à travers un encadrement de porte, situation des plus communes lors de progression en milieu urbain ou en intérieur de bâtiments. Qu’arrivera-t-il au professionnel toujours entrainé à viser la ligne supérieure de la zone létale tète ou poitrine sur une cible monochrome présentée de face en condition de luminosité optimale ?

VI.        Ajouter une 3eme Dimension à l’entrainement. Pourquoi ?

Les réflexes Pavloviens de réponse à un stimulus sonore ou vocal répétés des milliers de fois, couplés à un protocole d’entrainement purement 2D peuvent limiter l’efficacité de l’action

Ci-contre l’ennemi face au tireur, avec un engagement type « RED LINE » avec comme point de référence classique, le nez.

On potentialise ici  au maximum l’efficacité.

Ci-contre, l’ennemi dans la position ci-dessus, découvert lors d’une progression. Le tireur aura toutes les chances de prendre comme point de référence pour sa visée le nez, portant une importance au visuel, et non à la masse globale. En vert le résultat obtenu selon un protocole d’entrainement prenant en compte la 3D de l’ennemi

On constate donc ici l’efficacité létale limitée en rouge, alors qu’en vert, peu de doute possible.

Ci-contre l’exemple d’un ennemi présentant la ligne d’épaule face au tireur.

Les coups délivrés dans la «center mass », maximisent la chance de mettre hors d’état l’objectif hostile.

Ci-contre, le cas d’un ennemi ¾ face, l’efficacité initiale n’est pas optimale. En vert les résultats obtenus après un entrainement gravitant autour de la 3edimension, et du concept de « léthal center mass » ou zone ayant la plus grande chance de déclencher une mise hors d’état de l’adversaire.

Il est donc largement temps d’arrêter de s’exercer, et bien de commencer à nous entrainer, avec le même sérieux que les situations pour lesquelles nous nous exerçons nous l’impose.

VII.        Projection pratique du principe de cible Predator 3D

Ici la cible est placée de ¾ face au tireur.

Lorsque celui-ci engage l’objectif en considérant l’environnement, un tir qui pourra paraitre « un peu bas » au premier abord, a en réalité un résultat direct sur la zone cérébrale du cervelet. Black-out.

Un des intérêts premiers est véritablement de « casser » les codes. SI la menace se présente de flanc, alors IL FAUT que je l’engage ainsi !